La température humide correspond à la valeur de la température au contact d’eau à l’état liquide. Autrement dit, c'est celle qui prend en compte l'humidité en suspension (humidité de l'air).


Pourquoi la température humide est plus basse que la température sèche ?

Son nom provient du fait que le dispositif traditionnel avec lequel on mesure cette donnée est un thermomètre au mercure dont le bulbe est recouvert d'un tissu trempé d'eau au travers duquel un courant d'air peut passer. Le courant d'air provoque l'évaporation de l'eau du tissu, ce qui refroidit l'air ambiant.

De façon plus technique, si l’air est saturé en eau, le point de rosée est égalé et la vapeur d’eau devient liquide, ce qui provoque une diminution de la température.

C'est pour cela que la température humide est toujours plus basse que la température sèche.

➡️ Qu’est-ce que le point de rosée ?

En été, pour les plantes comme pour les humains, notre capacité d'abaisser notre température corporelle dépend de l'humidité de l'air. Quand l'air atteint une humidité relative (HR) de 100%, celui-ci n'accepte plus de vapeur d'eau. Si cela arrive, nous avons beau transpirer, notre sueur ne nous refroidit pas, tout simplement car l'air ambiant est tellement saturé en eau que celle-ci ne s'évapore plus.

C'est pour cela que la chaleur humide est moins supportable que la chaleur sèche.

En hiver, lorsque l' humidité ambiante est faible, la plante continue de transpirer et l'eau s'évapore. Ceci provoque un refroidissement de la plante étant donné que le processus d'évaporation nécessite de l'énergie qui se trouve dans l'air.

Une perte d'énergie équivaut à une perte de chaleur et donc à un refroidissement.

➡️ Plus d'informations sur la formule utilisée dans l'application


La température humide pour prévenir le risque de gel

Le suivi de la température humide est donc fondamental dans le cas de la prévention et défense contre le gel. Elle permet d’anticiper la température minimale qui peut être atteinte et ainsi permettre d'activer ses systèmes antigel au bon moment.

Dans le cadre d’une protection contre le gel par aspersion, si l’hygrométrie est inférieure à 100%, l’eau diffusée contribuera dans un premier temps à saturer l’air en eau. Ainsi, une fois l'environnement saturé, on aura atteint la température humide, qui correspond à la température minimale que le végétal peut atteindre en conditions de saturation de l'air en eau. L’aspersion d’eau permet de maintenir la température des végétaux au-dessus de 0°C.


Ainsi, la température humide, en lien avec l’hygrométrie, joue un rôle important dans la prévision des conditions météorologiques et permet de raisonner le déclenchement de la protection contre le gel (aspersion, chauffage, brassage de l’air).

➡️ Capteur de gel : différentes méthodes de calcul pour lutter contre le gel

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